ELEQTRON soutient le tour de France en gyroroue de Robin, passionné de glisse électrique. Nous l’avons interviewé pour qu’il nous parle de son périple qui se déroule du 1er juillet au 3 août 2020 !

Interview avec Robin, l’initiateur du projet

Salut Robin, peux-tu te présenter ?

Oui, je peux ! (petit rire) J’ai 31 ans et suis entrepreneur colmarien. J’ai découvert les EDPM avec la trottinette électrique ZERO 8 et la DualtronThunder. Par la suite, ELEQTRON m’a prêté une gyroroue Inmotion V5F pour m’initier à la roue et me préparer à ce tour de France. Je roule désormais sur une Gotway Monster. Je suis membre des Wheelers d’Alsace, association qui promeut les EDPM en Alsace et dans la “France de l’intérieur” de manière ludique et citoyenne.

Pourquoi faire ce tour de France en gyroroue ?

À la base, j’étais parti pour faire une grande balade en gyroroue : après mon initiation, j’ai tellement aimé la sensation que j’ai voulu faire plus de kilomètres. J’ai trouvé ça dommage de faire une balade pour faire une balade, et je me suis dit que je pouvais apporter mes compétences et mon soutien à une association caritative. C’est comme ça qu’est née l’idée d’un tour de France en gyroroue. Étant enfant, je rêvais de faire un tour du monde à pied, chose que je ne peux plus faire à cause de soucis de santé. Ce tour de France en gyroroue est une sorte de rêve d’enfant que je réalise. C’est pourquoi j’ai naturellement décidé de soutenir l’association Petits Princes.

Peux-tu nous expliquer le principe de l’association Petits Princes ?

L’association Petits Princes réalise depuis 1987 des rêves d’enfants et d’adolescents gravement malades en hôpitaux. C’est un moyen d’aider les enfants d’échapper au quotidien médical et de se sentir mieux émotionnellement, et parfois physiquement.

Comment as-tu préparé ton tour de France en gyroroue?

La préparation a commencé par l’organisation des étapes. J’ai construit un itinéraire plus ou moins précis de 27 étapes à travers la France…même si, au final, je ne les respecte pas tellement (petit rire). Je me suis aussi entraîné physiquement avec un préparateur sportif pour être certain de tenir sur le tour. La pratique de la gyroroue n’est pas si simple que ce que les gens peuvent imaginer. Je roule intégralement équipé : casque, gants, coudières, genouillères, et je suis aussi assuré (ce que les gens sont surpris de découvrir, mais l’assurance est obligatoire !). J’ai un sac de 16 kg de matériel sur le dos qui devrait en peser 6 de plus : pour éviter de porter ces 6 kg j’ai, avec l’aide d’amis, fabriqué un porte-bagages à poser sur la roue. C’est plutôt pratique, même si ce n’est pas forcément très bon pour la roue… ça provoque de l’usure, mais l’usure de la monoroue est peut-être préférable à celle de mon dos !

Quelle gyroroue utilises-tu ?

J’utilise la Gotway Monster 2400 Wh qui est vraiment la roue parfaite pour les longues balades. Son autonomie avec un poids à 120 kg (moi + mon équipement) me fait tenir en moyenne 100 km sur une seule charge. Son pneu de 22 pouces est gigantesque, mais absorbe vraiment les chocs de la route et est très rassurant sur les chemins difficiles.

Comment gères-tu l’autonomie ?

Pour que l’autonomie soit maximale sur mon tour de France en gyroroue, je roule à environ 25 km/h sur la journée.J’utilise une application pour surveiller en temps réel ma consommation et ma vitesse. Quand je vois qu’il me reste 20% de batterie, soit à peu près 20 km d’autonomie, je commence à chercher un point de recharge.

Quelles sensations te procure ce tour en France en gyroroue ?

Une sensation de liberté. Le fait de rouler sur des pistes cyclables les mains libres, de voir des paysages différents tous les jours, c’est quelque chose de très agréable.

Peux-tu nous raconter quelques anecdotes ?

La première anecdote qui me vient en tête est celle de Patrick, campeur à l’année à Agde. Je l’ai rencontré par hasard alors que je faisais une petite maintenance sur la roue. Il m’a vu galérer sans marteau à essayer de démonter une partie que je n’arrivais pas, et m’a proposé son aide. On a discuté un moment, c’est quelqu’un de très sympathique et très humain. Le lendemain matin, quand je démontais ma tente, il est venu me voir pour faire un généreux don aux Petits Princes, parce que mon projet de tour de France en gyroroue et l’association l’ont beaucoup touché. Il a voulu participer à sa manière à tout ça. Un autre matin, au camping de Montech, qui longeait un canal, au moment de repartir, venant de la gauche, j’ai logiquement pensé que je devais aller à droite sans regarder le GPS… 20 km plus loin, je vois que j’ai fait fausse route. Je me rends compte que je dois faire demi-tour. Au final, j’ai perdu deux heures tout en roulant sous une pluie battante. Mais c’est le jeu quand le matin on n’est pas bien réveillé !

Tu filmes ton périple à travers une chaîne YouTube, peux-tu nous en dire plus ?

On peut suivre mes aventures en vidéo de manière régulière (moins que je l’espérais) sur la chaîne des Wheelers d’Alsace, et quasi quotidiennement sur ma page Facebook et sur mon compte Instagram @robindesroutes.

 

Réalisez les rêves d’enfants malades en soutenant l’association Petits Princes !

Vous souhaitez soutenir le tour de France en gyroroue de Robin et l’association des Petits Princes ? Rendez-vous sur ce lien pour faire un don !

https://www.helloasso.com/associations/les-wheelers-d-alsace/collectes/roubin-des-routes